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Re: Que sont-ils devenus ???

20 Mai 2018, 15:20

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Ils n'étaient malheureusement pas tous là. On le savait pour certains, comme Didier Deschamps ou Bernard Casoni, occupés, l'un par sa sélection, l'autre par un match de son club en Algérie, ou encore Fabien Barthez qui pilotait à Silverstone. Mais on espérait revoir Rudi Völler qui n'était déjà pas là en 2013 ou Abédi Pelé, qui justement y était. Et d'autres. C'est dommage. Vingt-cinq ans après le succès historique de l'OM en Ligue des champions, l'occasion était belle et l'OM avait bien fait les choses.

Dommage. Pour le club, pour les absents et aussi pour les présents, dont certains ont dû faire l'effort de voyager, comme Alen Boksic depuis la Croatie, Jocelyn Angloma depuis la Guadeloupe et Jean-Jacques Eydelie, du Burundi, où il entraîne une équipe de la capitale, qui joue le titre la semaine prochaine. N'oublions pas Guy Goethals, le fils de Raymond, très sensible à cette invitation et dont la présence était très touchante.


L'hommage de Frank McCourt

Un repas à l'hôtel Intercontinental a permis à chacun de se retrouver, autour de la coupe, dont Frank McCourt a pu découvrir qu'elle était fort différente de celle de la Ligue Europa et à qui nous avons donc appris qu'elle était surnommée "coupe aux grandes oreilles". Le propriétaire de l'OM, venu aux côtés de Jacques-Henri Eyraud, Jean-François Richard et Thierry Aldebert, accueillir les légendes du club, l'a d'ailleurs fait avec sa décontraction habituelle, mais non sans leur rendre un hommage apprécié.

"Vous faites partie de l'histoire et de l'héritage du club. C'est un honneur d'être ici avec vous. Sachez qu'en ce jour où nous célébrons votre contribution, nous apprécions que vous ayez pris le temps d'être avec nous. C'est un grand plaisir d'être en votre compagnie."

L'investisseur américain a pu ainsi échanger avec de nombreux joueurs dont Éric Di Meco, Ballon d'or des chambreurs, à qui il a d'ailleurs emprunté l'humour pour accueillir l'ambassadeur Basile Boli, légèrement plus tard que les autres : "This month, no pay". Bon, après tout, il avait été à l'heure les 26 et 29 mai 1993, pour marquer de la tête contre Milan et le PSG, sinon, on ne serait pas là...

Un documentaire

à déguster sur C8

Ce but de Munich - et bien d'autres images encore - on l'avait déjà vu et revu vendredi soir au cinéma Le Chambord où une équipe de Canal Plus était venue présenter un documentaire destiné à être télévisé vendredi soir sur C8. "Champions d'Europe pour l'éternité", signé Jean-Marie Goussart. Même si c'était une version de travail à laquelle il doit ajouter quelques mots de Didier Deschamps, on ne peut qu'encourager tout le monde à le déguster vendredi soir. Déjà, certains invités à cette avant-première, comme le légendaire ostéopathe de l'OM, Jacques Bailly et son épouse Annie se demandaient à la sortie quand ils pourraient se procurer un DVD pour le revoir et le revoir encore. Son habileté, son originalité sont de replacer ce succès dans la continuité d'un septennat, depuis 1986 et les premiers buts de JPP contre Monaco. Benfica 1990, aller et retour, Milan 1991, Bari sont décortiqués, analysés par des joueurs ou techniciens emblématiques (Durand, Gili, Mozer, Germain, Vercruysse, Pardo, Olmeta, Völler, Sauzée...) et cela nous offre des images inédites comme celle de Mozer sifflant"La Marseillaise" dans les couloirs du Vélodrome. Et bien d'autres que nous vous laissons le plaisir de découvrir. Dont des tacles que Demetrio Albertini évoque encore avec crainte ("à l'OM, il y avait un arrière gauche...")

En matière de découverte, la célébration s'est poursuivie hier soir, quand, aux côtés des habitués Manu Amoros, Basile Boli, Jean-Philippe Durand, Éric Di Meco, certains ont enfin vu le Vélodrome qui était en travaux quand ils avaient fêté les vingt ans, comme Jean-Jacques Eydelie ou Jean-Christophe Thomas. Ou y ont mis les pieds pour la première fois, comme Alen Boksic, qui y avait vécu "contre le PSG, trois jours après Milan, le plus jour de ma vie de footballeur".

À dans cinq ans, en espérant être plus nombreux pour les 30 bougies...

la provence

Re: Que sont-ils devenus ???

22 Mai 2018, 17:17

Re: Que sont-ils devenus ???

22 Mai 2018, 17:29

:ptdr:

Re: Que sont-ils devenus ???

23 Mai 2018, 15:04

Information
Cela faisait longtemps, bien longtemps que l'on n'avait pas vu Alen Boksic à Marseille. On l'espérait pendant l'Euro 2016 où il faisait partie de la délégation croate ("l'entraîneur (Ante Cacic, ndlr) était mon meilleur ami, je l'ai aidé et j'ai été viré avec lui"), mais son équipe a été battue par le Portugal (comme d'autres). Alors il faut évoquer un passage éclair à La Commanderie,"en 2010 ou 2011,rappelle-t-il,j'étais venu voir Didier Deschamps, mais je ne connaissais plus grand monde."

Le cheveu plus long qu'en 1992, mais toujours aussi blond-roux, sans grande trace de gris, belle allure, le meilleur buteur du championnat 1993 a dû attendre 25 ans pour voir un autre Olympien, en l'occurrence Florian Thauvin, inscrire autant de buts que lui en L1 (22). Et il a profité de l'invitation du club à l'occasion d'OM-Amiens pour découvrir le nouveau Vélodrome.


Sa dernière venue ? Sans doute en novembre 1999 pour le match aller de Ligue des champions, OM-Lazio (0-2, où il avait remplacé Salas à un quart d'heure de la fin). "Je revois le retour à Rome en mars, j'avais marqué d'un petit coup de tête". Horrible souvenir pour l'OM, écrasé 5-1 au stade Olympique, avec un quadruplé de Simone Inzaghi. D'ailleurs, il a fallu attendre samedi et un repas à l'Intercontinental avec ses anciens partenaires, autour de la coupe aux grandes oreilles, pour que l'attaquant croate ose reparler français. La veille, au cinéma Le Chambord, il préférait encore s'exprimer en italien. Et puis, pris par l'ambiance, il s'est laissé porter par des sensations enfouies.

"Le match contre le Paris Saint-Germain, trois jours après la finale à Munich, c'est le plus grand souvenir de ma carrière de football. C'est pour vivre de tels moments que l'on joue d'ailleurs. Il y a des trophées, des victoires, mais ce jour-là, ce qui reste, ce sont les sensations inégalées que j'ai vécues ce jour-là. Jamais, jamais, je n'ai pu encore connaître un moment pareil." Rappelons que l'OM disputait la finale contre Milan le mercredi, que la victoire historique a été généreusement fêtée et que le samedi, l'OM, premier du classement, recevait le PSG, deuxième à deux points lors de la 37e journée. Et pas n'importe quelle équipe du PSG ! Du très lourd ! Lama, Kombouaré, Ricardo, Roche, Bravo, Le Guen, Guérin, Weah, Ginola...

"Aucun (stade) ne m'a fait frissonner comme le Vélodrome"

"Il n'y avait pas d'autre solution que de gagner. L'ambiance était fantastique. Nous étions plus forts qu'eux, l'OM, c'était comme le Real aujourd'hui : demi-finaliste, finaliste, vainqueur de la Ligue des champions, en quatre ans, cela faisait de l'OM un top club. Affronter le PSG ensuite, c'était magique. Le plus beau moment de ma vie de joueur..."

Pourtant, Alen Boksic, parti à la Lazio en novembre 1993, a joué ensuite chez les Laziale, puis à la Juventus avec des finales européennes à la clef. "Mais je n'ai jamais ressenti ce que j'ai éprouvé à Marseille. Ça reste dans la tête et dans le coeur. À la Juve, le stade était un peu trop grand peut-être ; à Rome, c'était le stade Olympique. Aucun ne m'a fait frissonner comme le Vélodrome."

D'ailleurs, Alen, qui n'était pas un vrai buteur à Hajduk Split, n'a jamais été aussi efficace qu'à l'OM. "Parce que je jouais dans une grande équipe et surtout à côté d'un attaquant qui n'était pas égoïste. Rudi Völler était en fin de carrière, il m'a beaucoup aidé, il n'était pas obsédé par le but, il était aussi content quand c'était moi qui marquais." Rudi avait 32 ans en arrivant à l'OM, Alen, 21 ans. "La première fois que je suis entré dans le vestiaire, en 1991, il y avait Papin, Waddle, Boli, Mozer, Olmeta, Amoros... Waouh ! Des mecs ! Ils venaient de jouer la finale de la coupe d'Europe et ils auraient dû la gagner."

C'était d'ailleurs en venant superviser l'Étoile Rouge que Raymlond Goethals avait découvert Boksic dans les rangs de Split. Il avait marqué et donné la victoire aux Croates, entraîné par Josip Skoblar. "En fait, j'ai su plus tard qu'en janvier 1991, alors que je disputais le tournoi en salle de Paris-Bercy avec Hajduk Split, le fils de Bernard Tapie, Laurent, qui assistait à la soirée, avait été enthousiasmé ; il avait dit à son père : "J'ai découvert un attaquant, il faut le prendre", mais personne ne l'avait pris au sérieux à ce moment-là. Et quatre mois plus tard, ils sont venus me voir, nous avons gagné la dernière coupe de Yougoslavie, avant la guerre, c'était très spécial. Je suis venu à Marseille, j'ai accepté de rester un an sans jouer pour des questions administratives."

Le déclic pour lui aura été le match retour contre Bucarest. Celui d'une efficacité enfin affirmée. "Les débuts avaient été difficiles, mais ce jour-là, j'ai fait un doublé. Je jouais mon avenir à l'OM parce que le bruit courait que le club voulait prendre Kostadinov. Succéder à Papin, c'était dur ! Comme si aujourd'hui un gamin allait remplacer Cristiano Ronaldo au Real. Et puis, j'ai eu de la chance. Ça me permet d'être là aujourd'hui..."

Re: Que sont-ils devenus ???

23 Mai 2018, 16:01

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BOLI : « Vingt-cinq ans après, l’OM a raté l’occasion de ramener la petite sœur et de la poser à côté de la grande, son aînée...

(Enthousiaste.) Exact ! Ç’aurait été beau. C’était mon rêve qu’ils le fassent. C’était mon rêve de me retrouver là avec un joueur d’une autre génération (NDLR : une rencontre était initialement programmée avec Adil Rami), avec les coupes, ç’aurait été super, génial. À jamais les premiers, avec la grande et la petite, ç’aurait été merveilleux.


L’envie d’avoir des successeurs est si forte que ça ?

Ah oui, bien sûr. Cela fait vingt-cinq ans maintenant. À un moment donné, il faut que ça s’arrête. Et c’est à nous (les Marseillais) de faire en sorte que ça s’arrête, encore heureux.

Quelques minutes avant le coup d’envoi face à l’Atletico Madrid (0-3), mercredi dernier au Parc OL, on a pu voir que vous aviez encore une bonne foulée. Il y avait tous ces supporters marseillais qui vous couraient après, dont certains avec une réplique de la coupe aux grandes oreilles...

Ah oui, oh là, là, vous avez vu ? Je pensais qu’ils allaient m’étouffer. Ah, c’était dur ! (Sourire malicieux.)

À froid, désormais, vous en avez pensé quoi de cette finale ?

C’était très difficile. L’OM était face à une équipe expérimentée et, à ce niveau-là, une finale se joue sur des détails. Et les erreurs, on les paie cash. Malheureusement, c’était vraiment trop difficile pour Marseille.

Qu’est-ce qui a manqué aux Marseillais ?

Dans tes vingt mètres, tu ne dois pas commettre de faute. À partir de ce moment-là (du premier but), les autres se sont remis en place et ils ont fait jouer leur expérience. Ces mecs-là savent mieux gérer que nous. Ils nous ont endormis, puis ils ont attendu l’autre faille. Elle est arrivée, et paf ! (Il claque des doigts.) Griezmann connaît bien Steve (Mandanda), il sait comment ça se passe. Ça s’est joué en dix minutes. Ils ont tué la finale en dix minutes. Le but puis la blessure (de Dimitri Payet), et c’était terminé. Je l’ai senti comme ça.

L’un des points communs entre les deux aventures de 1993 et 2018 est le regard porté sur les parcours pour parvenir en finale. Certains les ont qualifiés de “faciles”...

Ce n’est jamais facile d’arriver en finale, jamais. Ceux qui y parviennent sont ceux qui ont une ambition commune et qui y mettent tout leur cœur. Il faut se dépasser et cela va au-delà de l’équipe qu’on a en face de soi.

Antoine Griezmann a mis les Marseillais à genoux...

C’est un très, très bon joueur. Il a joué son va-tout. Quand tu joues une finale en face d’un joueur de ce talent-là...

Vous aussi, vous aviez un attaquant international français face à vous en 1993.

Sauf que Jean-Pierre (Papin), quand il est entré (58e), il y avait Éric Di Meco, et là ce n’était pas pareil.

Vous voulez dire que Griezmann n’avait pas la même opposition face à lui ?

Ah ça non... C’était différent.

Du coup, vous restez toujours le seul buteur de l’OM en cinq finales européennes disputées...

Oui. Mais ça aussi, il faut que ça s’arrête.

Vous y repensez encore souvent à cette tête victorieuse ?

On me le redit, je n’ai pas besoin d’y penser. On me le redit tout le temps, surtout ici, à Marseille : “Merci, merci pour cette Coupe.” Ici, c’est différent, tout est différent. Vous avez vu à Lyon comme c’était difficile pour moi de rentrer dans le stade. (Il sourit.) J’avais l’impression qu’on était le lendemain de la finale.

Qu’est-ce que vous ressentez dans ces moments-là ?

Une certaine fierté, une certaine joie aussi, et puis le sentiment du travail accompli. (Il marque une pause.) La première finale (perdue face à l’Étoile Rouge de Belgrade 0-0, 3-5 t.a.b., en 1991 à Bari), j’étais certain à 100 % qu’on allait le faire. J’y croyais vraiment parce qu’on avait l’équipe pour. On avait le sentiment de pouvoir faire quelque chose de grand. Et ce n’est pas celle-là qu’on a gagnée.

C’est finalement deux ans après que vous l’avez fait. Comment l’avez-vous abordé cette seconde finale, cette seconde chance ?

Avec décontraction et une certaine fierté marseillaise, du couloir jusqu’au terrain. La veille, nous étions tranquilles. Personnellement, c’était la naissance de mon neveu. Mon frère me l’avait annoncé et m’avait dit qu’il allait voir pour le parrain. Je me suis dit : si on gagne, je vais balancer ça, que je veux faire un coup d’État ou être le parrain de ce petit garçon, Elvin. Je lui ai dédié le but. Cette histoire, il la connaît par cœur. (Il rit franchement.) Lui ne joue pas au foot, il fait un peu de musique.

À quoi ressemblait la causerie de ce 26 mai 1993 ?

Là aussi, c’était assez décontracté. Bernard Tapie a plus parlé que l’entraîneur (Raymond Goethals). Lui, c’était seulement l’aspect tactique. “Quarante mètres du but, ne restez jamais derrière Base, personne ne doit rester derrière toi, Base, restez compacts, en bloc.” (D’un coup, très énergique, il se lève du canapé et en fait tomber ses lunettes). “Eh viens, viens, viens, viens.” (On le voit interpeller André-Pierre Gignac, qui traverse le salon en survêtement Gucci gris.) “Elle est là. Mon amie est là, viens.” (L’ancien attaquant de l’OM, décontracté et souriant, prend la pose avec plaisir au côté de la personne qui accompagne Basile Boli. Le buteur de 1993 revient rapidement.) “Allez, on continue.”

On évoquait la causerie...

Le boss (Bernard Tapie) nous avait dit : “Il y en a qui ont vécu la finale de 1991, d’autres encore la demi-finale à Lisbonne (en 1990). Aujourd’hui, cette finale, on en a rêvé et on affronte la meilleure équipe du monde. Le Graal de votre métier, c’est quoi ? C’est ça !” Et puis il nous a aussi transmis ce sentiment d’appartenir aux Marseillais, à tout un peuple, ce peuple qui est le cœur du club. Il nous a amenés sur une sensibilité socioculturelle, intimiste, par rapport à ce qu’on vivait et ce qu’on allait vivre.

Après ce discours, dans quel état êtes-vous ?

Je ne suis pas remonté, je suis plutôt serein. J’étais certain à 100 % lors de la première et je l’avais ratée. Là, je me suis juste dit que c’était exceptionnel de pouvoir en jouer une seconde. Voilà, c’est ça, que j’étais en train de vivre quelque chose d’exceptionnel et ce qu’avait dit le président, c’était parfait.

Comment Bernard Tapie avait-il abordé cette finale ?

Il était proche de nous, mais beaucoup plus décontracté que lors de la première finale. Il était mieux. Il avait compris. Il avait compris ses erreurs. Il avait même invité Chris Waddle. (L’Anglais avait quitté l’OM en 1992 pour rejoindre le club de Sheffield Wednesday). Il était là, mon pote, il est venu la veille, on a commencé à déconner, je l’ai arrosé, c’était bon enfant.

Dans le vestiaire, avant le coup d’envoi, qui prend la parole ? Didier Deschamps ?

Non, personne. On se prépare. Et puis, on lâche les chevaux. Quand on les regarde dans le couloir, on sait qu’on est les patrons. On est patrons pour nous-mêmes, les autres on les respecte, mais on ne va pas se laisser faire. Je suis serein. Je sors d’une blessure, mais tout va bien, je finis l’échauffement, je suis tranquille. Et puis au bout de dix minutes, paf ! Là, je sais que je ne vais pas jouer la finale que j’espérais jouer. Donc, je joue blessé tout le match.

Après un quart d’heure de jeu, vous vous demandez si vous n’allez pas devoir sortir...

Je me pose la question. Puis je fais signe au kiné que je dois sortir. Il vient et me dit que Tapie ne veut pas. Et puis il y avait mes coéquipiers sur la pelouse qui me disaient : “Non, non, tu sors pas !” Rudi Völler était venu me voir et m’avait dit : “Stay, stay, you stay !” C’est difficile quand on est blessé.

Vous y avez repensé quand vous avez vu le remplacement prématuré de Dimitri Payet contre l’Atletico ?

Mais, lui, il est sorti. Moi, sortir, ça cassait beaucoup de choses, ça cassait l’élan, l’envie, la confiance que mes partenaires avaient.

Qu’avez-vous ressenti quand vous l’avez vu sortir en pleurs ?

Ça m’a fait mal au cœur. J’aime beaucoup Dimitri. Je pensais qu’il allait jouer un rôle très important durant cette finale.

Donc vous restez et c’est vous qui vous trouvez à la réception du corner d’Abedi Pelé pour inscrire ce fameux but. Qu’est-ce que vous lui dites juste après avoir marqué ?

“Tu vois, tu m’avais dit de faire semblant d’aller au second et de couper au premier, je l’ai fait ! Je l’ai fait, quoi !” C’est comme si j’avais fait quelque chose de... Sinon, il allait me faire la gueule le vieil Africain. (Il sourit.) C’est comme ça que je l’appelais.

À la mi-temps, quelle est l’ambiance ?

Il ne se passe rien. On est sereins. Personne ne parle, sauf le coach. Il nous demande de faire la même chose, nous dit qu’on ne peut pas passer à travers alors qu’il reste quarante-cinq minutes et qu’on doit rester comme on est.

Pas un mot du capitaine Didier Deschamps ?

Non, pas du tout. En fait, il était capitaine mais il y avait Rudi Völler, moi, Abedi (Pelé)... On n’était pas capitaines, mais on était de vrais leaders et chacun était capitaine dans sa zone.

À la fin du match, à quoi ressemblait votre vestiaire à Munich ?

C’était la folie. Tout le monde entre, il y a Berlusconi qui vient nous serrer la main, il y a Platini... Tout le monde est venu nous féliciter, c’était génial. Mais, à cet instant-là, personne ne se rend encore compte de ce qu’il se passe à Marseille. Mais bon, vingt-cinq ans après, le rappeler, c’est dur pour moi. Je l’ai dit plus de cent mille fois, c’est compliqué. Et puis il y a ce match important contre Paris, trois jours après. Il faut se remettre. On est ensemble, on vit ensemble, on rentre sur Marseille ensemble. On arrive au Vélodrome, c’est la folie. De l’aéroport à Marignane jusqu’au stade, c’est l’enfer. Et puis après, la veille, on part tous au vert, on est toujours sous l’effet de l’alcool. Et face au Paris-Saint-Germain, Abedi me remet encore une palette (sic !) et je vais la chercher, on gagne (3-1) et on est champions (à la suite de l’affaire VA-OM, le titre sera ensuite retiré au club marseillais et finalement non attribué).

Quand on voit tout l’amour et la reconnaissance que vous portent les Marseillais, peut-on dire que l’ivresse n’est finalement jamais partie ?

Non, non, quand même pas. Il y a un respect.

Éternel ?

Oui, il y a un respect éternel. Parce que chacun a vécu ce 26 mai 1993 à sa manière.

Avec cette finale de Ligue Europa, une nouvelle génération avait l’opportunité d’écrire son histoire...

Oui, c’est ce que je voulais, ce que j’attendais.

C’était également le cas pour des générations de supporters, plus jeunes, qui n’ont pas vécu le succès de 1993. Plusieurs anciens qui ont vécu ce jour de gloire en parlaient avant la finale et disaient : “Ce serait bien qu’on gagne pour tous ces minots que tu vois là. Nous, les vieux, on les bassine avec 1993, il faut qu’ils vivent leur succès et qu’ils se construisent leur histoire et leurs souvenirs.”

Bien sûr qu’eux aussi vivent ça. Parce que là, ce sont les pères qui racontent, ce sont les pépés qui racontent ce jour-là. Pour eux, ç’aurait été fantastique, surtout là, maintenant, vingt-cinq ans après.

Une finale de Ligue Europa perdue et une qualification pour la prochaine Ligue des champions qui lui échappe, est-ce que l’OM doit être triste et déçu au terme de cette saison ?

Oui, l’OM peut être triste, mais la saison a été très bonne.

Une saison réussie, vraiment ? Il n’y a rien au bout ou si peu, finalement, avec “seulement” une nouvelle qualification pour la Ligue Europa.

On est à notre place. On aurait aimé plus, bien sûr, mais bon... Cela fait partie de la vie. Il y a un volcan en chaque Marseillais et, cette année, on a vu de la lave en jaillir.

C’est exactement ce que nous disait Bernard Tapie, que ce parcours européen a redonné ce sentiment de fierté aux supporters marseillais.

Il a raison. Et c’est ça qui est le plus important.

Avant ou après la finale, vous leur avez parlé, aux actuels joueurs marseillais ?

Non, je n’en ai pas besoin et ils n’en ont pas besoin. Ils le savent et ils le sentent. Ici à Marseille, la ville te fait comprendre que tu es là pour quelque chose de grand, d’exceptionnel. La ville, c’est l’entité du club, c’est la force de Marseille. Cette ville est magique et quand on joue ici, on a quelque chose en plus.

Vous ne vous êtes pas senti légitime d’aller leur dire quelques mots ?

Non. Je ne me sens pas légitime. Moi, c’est du passé. Eux, il faut qu’ils écrivent leur propre histoire. J’ai refusé d’y aller.

Vous aussi, vous avez perdu une finale avant d’en gagner une...

(Il coupe.) C’est tout ce que j’espère pour eux. Que cette expérience de la défaite, ce moment difficile, leur soit bénéfique pour le futur.

Qu’est-ce qu’il faut de plus à l’OM actuel ?

Il faut continuer avec le même état d’esprit et quelques grandes stars. Rudi (Garcia) a gagné une sympathie. Son caractère rejaillit sur les joueurs. Aujourd’hui, il est vraiment l’entraîneur qu’il faut à cette équipe de Marseille. »

 T. S.

FF

Re: Que sont-ils devenus ???

24 Mai 2018, 11:36

Information
Officiel : West Ham libère Evra !

Arrivé lors du mercato d’hiver, Patrice Evra (37 ans) n’aura pas fait long feu à West Ham. Les Londoniens ont décidé de ne pas conserver le latéral gauche, apparu à 5 reprises en Premier League.

« Patrice Evra quittera le club à l’issue de son contrat, le 30 juin. Le défenseur de 37 ans était arrivé en février 2018 et a fait cinq apparitions sous le maillot de West Ham »

Re: Que sont-ils devenus ???

24 Mai 2018, 11:40

Pourvu qu' il ne retrouve pas l' avion qui atterrit à Marignane #-o

Re: Que sont-ils devenus ???

24 Mai 2018, 14:33

Information
Alen Boksic à @laprovence : "Le match contre le PSG, trois jours après la finale à Munich, est le plus grand souvenir de ma carrière. Il y a des trophées, des victoires, mais ce jour-là, ce qui reste, ce sont les sensations inégalées que j'ai vécues."

Pas loin d'etre aussi le match le + intense vecu avec l'OM que ce soit sur le terrain ou en tribunes

Re: Que sont-ils devenus ???

24 Mai 2018, 15:47

Idem

Re: Que sont-ils devenus ???

24 Mai 2018, 19:58

Re: Que sont-ils devenus ???

31 Mai 2018, 23:45

Information
La scène, filmée depuis Phoenix, Arizona, a déjà fait le tour de la twittosphère. On y voit Didier Drogba en personne, ancien du Galatasaray (2013-14) dont il porte un haut de survêtement, féliciter son « frère » Bafé Gomis et le coach, Fatih Terim, pour le titre de champion 2018. « Gomis, le lion ! », sourit-il, une allusion – à moins qu’il ne s’agisse d’une confusion, le Lion (Cimbom) étant le surnom du club stambouliote – à la panthère mimée traditionnellement par l’international français à chacun de ses buts. Vingt-neuf cette saison en Süper Lig, dont celui victorieux et décisif à Izmir contre Göztepe (1-0) lors de la 34e et dernière journée.

Une adaptation rapide


Un total exceptionnel aussi qui justifiait bien cet hommage appuyé à Gomis (32 ans), dont le départ de l’OM il y a un an avait suscité un bel émoi sur la Canebière. Prêté une saison par Swansea à Marseille, capitaine Bafétimbi – Rudi Garcia l’avait responsabilisé en lui confiant le brassard – avait terminé avec vingt buts au compteur, sa meilleure performance depuis ses débuts pros à Saint-Étienne en 2005-06. À cette époque-là, certains imaginaient encore que la Panthère resterait sur le Vieux-Port. Sauf lui, comme il l’a expliqué depuis à L’Équipe : « Je n’ai pas senti cette réelle envie de travailler avec moi et on ne me donnait que deux ans de contrat. La rémunération proposée a confirmé ce que je pensais. » Agressé par des supporters à la Commanderie, le centre d’entraînement, la veille de la fin du Championnat, sa religion était faite, sa décision prise. Transféré fin juin au Galatasaray jusqu’en 2020, Bafé est vite devenu une pièce essentielle du puzzle assemblé l’été dernier par le technicien croate Igor Tudor. Arrivé en compagnie de Younès Belhanda (Nice), Sofiane Feghouli (West Ham) ou encore du trio brésilien Fernando (Man City), Mariano (FC Séville) et Maicon (Sao Paulo FC), moyennant une indemnité de 2,5 M€, le natif de La Seyne-sur-Mer n’a pourtant pas brillé durant la présaison, n’inscrivant aucun but. Se réservait-il pour la suite ? On peut aujourd’hui imaginer que le joueur se préparait physiquement pour livrer un exercice inoubliable.

La preuve : sur les bords du Bosphore, Gomis ne tarde guère à se mettre en évidence, dans la continuité de sa saison marseillaise. Quatorze buts à la mi-parcours viennent d’ailleurs confirmer qu’il n’a pas signé à Galatasaray « en préretraite », ainsi qu’il le soulignait à la Provence il y a quelques jours. Accompagné d’une cellule comprenant un kiné, des masseurs et un préparateur physique, il maintient un très haut niveau d’exigence personnelle : « Ce Championnat réclame de l’investissement, on ne peut pas tricher », justifie-t-il.

Vingt-neuf buts et cinq passes décisives

Même le départ d’Igor Tudor en janvier, remplacé par Fatih Terim pour le quatrième mandat de « l’Imparator » (l’empereur, le surnom de Terim) à la tête de Galatasaray, ne freinera pas la course de la Panthère. Motivé par ce challenge turc autant que par un sentiment de revanche après son expérience décevante en Premier League, valorisé par le projet de son club, Gomis enchaîne les prestations de qualité et surtout les buts. Quinze lors de la phase retour grâce à de formidables pourvoyeurs, le Cap-Verdien Gary Rodrigues, mais également l’Algérien Sofiane Feghouli et le Marocain Younès Belhanda. Au total donc, vingt-neuf buts (mais seulement quatre penalties, dont celui du titre, ainsi que cinq passes décisives), soit le meilleur total jamais inscrit en Süper Lig par un étranger. Meilleur buteur de Turquie et champion, l’ancien Vert ne pouvait rêver mieux pour une première saison « en termes de stats, ma meilleure depuis que je suis pro », disait-il encore à la Provence. Il rejoint au passage quelques autres Français déjà sacrés champions sous les couleurs de Galatasaray : Didier Six, en 1987-88 ; Sébastien Perez en 2001-02. Il partage également cette couronne avec Cédric Carrasso, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, qui a disputé un match cette saison dans le but stambouliote. Franck Ribéry ayant dû lui se contenter d’une Coupe nationale (en 2005), tout comme Lionel Carole la saison passée.

L’hommage des supporters

Ceux qui avaient critiqué le choix de Gomis de rejoindre la Turquie constatent aujourd’hui qu’à bientôt trente-trois ans, il demeure plus efficace et compétitif que jamais. Même si Didier Deschamps n’a plus fait appel à lui en équipe nationale depuis juin 2013 – où son compteur est resté bloqué à douze capes et trois buts –, l’ancien attaquant de l’ASSE et de l’OL a mis un point d’honneur à rester le plus performant possible. Et l’auteur sur penalty du but qui a permis à Galatasaray de décrocher son vingt et unième titre de champion lors de l’ultime journée occupe déjà une place spéciale dans le cœur des supporters, qu’il ne manque jamais de saluer. Les caricaturistes et cartoonistes de presse se sont eux aussi entichés du Français. Ils s’en donnent ainsi à cœur joie pour croquer le visage et les tresses de ce goleador qui, du côté d’Istanbul, a trouvé des similitudes entre l’OM et Galatasaray : « Ce sont des frères jumeaux, à travers la passion et l’engouement. » Avant de rendre hommage au club qui l’a relancé : « Marseille est un club unique. Quand tu t’y imposes, tu peux voyager et t’imposer partout. » C’est exactement ce à quoi il est parvenu en l’espace de quelques mois.

FF

Re: Que sont-ils devenus ???

01 Juin 2018, 21:06

Re: Que sont-ils devenus ???

01 Juin 2018, 22:38

Re: Que sont-ils devenus ???

01 Juin 2018, 23:32

Dragan a écrit:

ah Bielsa...un des tout meilleurs entraineurs de l'histoire de l'OM...il me manque...

Re: Que sont-ils devenus ???

02 Juin 2018, 11:07

On va peut-être le retrouver en amical donc.

Re: Que sont-ils devenus ???

02 Juin 2018, 18:09



:diouf:

Re: Que sont-ils devenus ???

02 Juin 2018, 18:49


Chapeau les vétérans de l'OM. =D>

Re: Que sont-ils devenus ???

03 Juin 2018, 20:30

Information
C’est un sacré coup de tonnerre. Tout semblait bien parti pour que Maurizio Sarri soit le futur entraîneur de Chelsea. Pour cela, le club anglais devait simplement lever la clause libératoire de l’Italien de 8 M€. Une broutille pour les Blues pensait-on alors, d’autant que le Napoli s’était déjà préparé à perdre son coach en faisant venir Carlo Ancelotti. Mais non, Abramovich a finalement refusé de payer cette clause. Les propos sexistes et homophobes tenus en fin de saison ont aussi porté préjudice à Sarri.

L’Italien sur la touche, les Blues ont activé d’autres pistes. Slavisa Jokanović, le coach de Fulham est visé mais c’est surtout Laurent Blanc qui fait figure de favori aujourd’hui. La Gazzetta dello Sport indiquait ce week-end que Marina Granovskaia, le bras droit d’Abramovich, a déjà rencontré le Français à Paris. Sky Italia va encore plus loin aujourd’hui en affirmant que les parties sont tout proches d’un accord. :shock:

Les termes du contrat ne sont pas encore dévoilés mais voilà que Laurent Blanc (52 ans) reviendrait aux affaires avec un très bon poste. Car si Chelsea s’est simplement qualifié pour l’Europa League la saison prochaine, l’ancien du PSG attendait depuis un moment une offre de cette ampleur. La tâche ne s’annonce pas simple car en deux ans, Antonio Conte a remporté la Premier League et une FA Cup malgré ses problèmes récurrents avec sa direction. Il s’agira de supporter cette lourde succession.

Re: Que sont-ils devenus ???

03 Juin 2018, 22:24

Attendez que j'envoie au Sun les propos racistes de Laurent Blanc à l'epoque de ses petites réunions de selectionneur facho à la Fédé :cantona:

Re: Que sont-ils devenus ???

03 Juin 2018, 22:29

J'ai du promettre Thauvin a 5 millions a Chelsea pour faire embaucher Laurent
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