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Herpès Léonard a écrit:ghosta, Boudjellal ne s'est pas désengagé de l'OM il n'y est pas encore, et n'y sera surement jamais.
Juste que je ne comprends pas l'intérêt de mettre les deux projets l'un en face de l'autre depuis le début. Dans l'un il serait le proprio ou presque et dans l'autre un simple salarié. Un club joue en N2 l'autre en L1, on n'est pas en concurrence avec eux et on n'est pas prêt de l'être. Pourquoi devrait-il choisir entre les deux? C'est impossible de gérer deux clubs à 60 km l'un de l'autre?
320cds a écrit:David Samaritain c'est qui ?
Là il a une théorie mais dans le factuel, il n'y a rien d'autres que ce que j'ai indiqué ? Si ?
320cds a écrit:Je ne sais pas si c'est parce que je vieillis mais je ne comprends plus rien.
In fine, Boudjellal fait le clown mais Ajroudi affirme ne pas être un intermédiaire, qu'il a des partenaires, mais il se place comme l'homme fort du "projet". Ajroudi qui a une réputation de mi-sérieux, mi-mythomane.
Il y a une rumeur sur des réels fonds étatiques Saoudiens derrière, pas confirmé à ma connaissance.
Et FMC qui dit qu'il ne veut pas vendre.
J'ai raté quelque chose ou pas ?
peezee a écrit:Bon et sinon elle en est où (non non) la Letter of Intent avec une proposition de prédation mais non chiffrée et signée de Clowndjellal/Ajroudi Madame/La Prince El Bellafomok...?
pretender a écrit:peezee a écrit:Bon et sinon elle en est où (non non) la Letter of Intent avec une proposition de prédation mais non chiffrée et signée de Clowndjellal/Ajroudi Madame/La Prince El Bellafomok...?
Elle est censée être remise cette semaine, après délibération de la DNCG déjà selon ce que nous a présenté MB.
Betsamee a écrit:Ce qu'il nous fait c'est du niveau de kashkar, je me demande bien si ca tombe pas sous le coup de la loi
Herpès Léonard a écrit:ghosta, Boudjellal ne s'est pas désengagé de l'OM il n'y est pas encore, et n'y sera surement jamais.
Juste que je ne comprends pas l'intérêt de mettre les deux projets l'un en face de l'autre depuis le début. Dans l'un il serait le proprio ou presque et dans l'autre un simple salarié. Un club joue en N2 l'autre en L1, on n'est pas en concurrence avec eux et on n'est pas prêt de l'être. Pourquoi devrait-il choisir entre les deux? C'est impossible de gérer deux clubs à 60 km l'un de l'autre?
Betsamee a écrit:Ca m'etonne carrement qu'on ait pas encore lu sur le forum que ce cirque etait orchestre par eyraud tant ca tend a credibiliser le projet McCourt
Fan first ou les relations avec les fans
Quand on vous confie la responsabilité d'une marque comme Xbox en France, il faut avoir à l'esprit plusieurs choses:
1. Vous êtes au service d'une marque qui existait avant votre passage, et qui existera encore après votre passage. C'est une expression que j'ai parfois utilisée chez Xbox auprès de mon équipe: "nous ne sommes que des passeurs, et notre rôle et de passer Xbox aux suivants dans une meilleure situation que celle que nous avons trouvée en arrivant".
2. L'histoire de la marque ou de l'organisation est plus toujours grande que la vôtre. Plus ancienne, plus pérenne, plus prestigieuse.
3. Vous n'êtes à son service que pour un temps limité, alors qu'elle vous survivra.
4. Vous devez trouver votre façon de laisser une empreinte qui bénéficiera à la marque, votre apport personnel. Et non l'inverse.
5. Il y a beaucoup de personnes qui ont une relation très forte avec la marque, depuis très longtemps, et souvent pour toujours. La relation qu'ils ou elles ont développé avec la marque est intime, ils la connaissent souvent mieux que vous, ils en sont l'âme. Et s'ils ne possèdent pas la marque, elle vit à travers eux. Ce sont les "fans".
Les fans sont l'âme d'une marque. Et d'ailleurs les marques ou les organisations sans âme ma paraissent toujours d'une tristesse infinie; ce n'est pas fait pour moi. C'est pour cela que je préfère travailler dans le jeu vidéo que dans les yaourts, ou les lessives. Ce supplément d'âme fait une grande différence, et nécessite aussi qu'on y accorde une attention spéciale.
Je n'aime pas trop le mot fan, qui est un anglicisme abrégé du mot fanatic, et porte parfois une signification péjorative (pour certains, le "fan" adore tellement qu'il en perd toute objectivité),
mais il n'y a pas vraiment d'alternative valable, ou alors supporter - préempté par le foot -, voire adepte, mais cela fait un peu secte. "Fan" donc!
Evidemment, comme en toute chose humaine, il y a des abus, mais quand il est positif, le mot fan est magnifique. On rencontre des gens dont la passion pour Xbox ou une autre marque, ou une institution, dépasse les schémas habituels. J'aime le mot Socio qui vient du football espagnol, parce qu'il marque l'investissement personnel, mais les socios possèdent souvent une partie de leur club, ce qui n'est évidemment pas le cas pour Xbox.
Fan, supporter, socios, dans tous les cas on parle également d'une communauté très forte, pas forcément soudée mais qui se regroupe autour d'une entité. Les gens se regroupent autour d'une marque par goût, et non pas par nécessité. On est dans le domaine du plaisir et de l'envie collective de partager quelque chose autour d'un sujet.
La notion de partage est essentielle, l'envie d'échanger autour de la marque ou de l'organisation, de la soutenir, de donner point de vue. Dans tous les cas, c'est de mon point de vue, extrêmement positif et les fans quand ils savent rester positifs, jouent un rôle extraordinaire pour une organisation comme Xbox. Quand ils deviennent toxiques, c'est autre chose, et d'ailleurs la plupart du temps ils commencent pas être toxiques pour eux-mêmes.
Quand je suis arrivé chez Xbox, il n'y avait aucun contact la communauté des fans: nous ne disposions pas dans l'équipe d'une personne en charge des relations avec les communautés. Ce sujet avait été délégué à notre agence de presse, alors que c'est bien sûr un sujet complètement différent de la relation avec les journalistes. Tout était à faire.
Très rapidement, nous avons modifié la structure de l'équipe et recruté une community manager, ou une community developer, dont le rôle était de (re)connecter avec les fans (qui n'étaient pas structurés ou très peu, autour de petites communautés comme c'est le cas aujourd'hui), et d'animer nos réseaux sociaux. Nous étions en 2013, cela faisait 4 ans que c'était fait chez EA par exemple, mais il n'existait rien chez Xbox. C'était une tour d'ivoire. Il fallait changer cela.
Nous sommes donc quasiment partis de zéro en réanimant (au sens propre comme au sens figuré) nos réseaux sociaux et en identifiant les groupes comme Halo France par exemple, avec lesquels travailler, avec lesquels échanger, collaborer s'ils le souhaitaient.
Progressivement mais finalement assez rapidement nous avons commencé à nouer des relations avec des associations ou avec des individus.
Ce qui était important pour moi et que j'avais donné comme consigne à mon équipe, c'est que malgré le nombre énorme de fans potentiels, il fallait essayer de faire du "one to one", c'est-à-dire accorder une attention personnelle à chacun, a minima en lui répondant (ce qui ne veut pas dire faire du SAV), voire en établissant une relation pérenne.
Le travail paraît titanesque mais si vous le faites avec authenticité, c'est tout à fait faisable, parce que c'est naturel, et que cela devient une seconde nature. Chaque fan est différent, et a ses propres attentes, vous ne pouvez pas avoir un discours générique quand vous échangez avec eux. Certains deviennent des correspondants réguliers en DM, d'autres se contentent de tweets, certains se font même passer pour votre fils... ah on en voit des loustics. Mais on y prend bcp de plaisir.
La beauté de la chose, c'est que quand de temps en temps vous parvenez à faire les choses bien, c'est galvanisant, parce ces personnes qui aiment comme vous la marque et l'organisation, voire plus que vous, vous le rendent au centuple.
Ainsi, je tenais absolument à organiser une fan fest Xbox à Paris. Ce n'était pas gagné, mais nous avons argumenté auprès du siège pour y parvenir.
L'événement n'était pas parfait, cela n'avait jamais eu lieu dans le jeu vidéo en France, et nous avons appris en l'organisant, mais c'était une sensation absolument folle de partager ce moment avec les fans. Une immersion unique, intense. Absolument, l'un des plus beaux de ma carrière chez Xbox. C'est comme d'aller voir un match dans un virage, l'énergie dégagée est incroyable, et surtout on peut échanger de vive-voix avec les fans. On sent la marque vibrer, elle devient vivante, elle pulse.
Alors oui, ce n'est pas toujours simple sur le moment, parce que les fans ont toujours beaucoup de choses à dire, revendiquent beaucoup, souvent à juste titre, et il faut donc prendre le temps, écouter, écouter encore et expliquer, expliquer encore. Parfois, on ne parvient pas à se mettre d'accord, mais au moins on a échangé. On a créé un lien.
Pour revenir au process, dans une première phase nous avons donc créé ce poste de community manager/developer puis dans un deuxième temps j'ai proposé aux gens de l'équipe qui le souhaitaient de me suivre dans la "fosse".
Plus jeune, j'ai toujours aimé aller dans la fosse dans les concerts, mais là, c'est la fosse des réseaux sociaux, c'est une autre histoire. Un pogo est une partie de plaisir à côté.
Si vous faites le choix de vous rendre disponible en permanence (ou par moments, comme je l'ai fait), vous vous exposez à des gens et des messages, parfois anonymes, par centaines ou par milliers. Et si dans un concert on peut toujours aller discuter au bar et s'accorder autour d'une bière... sur les réseaux sociaux, c'est plus compliqué de trouver un terrain d'entente par tweets interposés. Surtout quand on fait face à des anonymes. On se met un peu en danger face à ces anonymes, c'est parfois effrayant, mais c'est souvent excitant, et puis cela irrigue la marque, l'organisation. Sans fans, l'organisation n'est qu'un arbre sec, mort.
Petit à petit, nous avons réussi a créé ce lien authentique, soit via les réseaux sociaux, soit en direct lors de nos événements, par exemple à la PGW. Dans la plupart des cas, vous vous rendez compte que même si vous n'êtes pas d'accord, les deux parties sont contentes d'avoir échangé, cela nourrit incroyablement, cela donne une force vitale qui est sans égale.
Mon plus grand regret est de ne pas avoir organisé plus de Fan fests, plus de rencontres, parce que progressivement j'ai compris la richesse de ces échanges (malgré leur dureté parfois): en discutant avec un fan, un amoureux de Xbox ou d'une autre marque d'une part 1. on doit faire preuve du plus grand respect (il ou elle connaît en général mieux que vous l'histoire de la marque), 2. on apprend beaucoup, et on apprend beaucoup à expliquer.
Comme dans le football, dans le Jeu Vidéo, il y a autant de spécialistes que de Gamers... sauf que tout le monde ne peut pas être sélectionneur, malgré sa passion. J'ai beaucoup appris, et je continue d'apprendre chaque jour au contact des fans. Même si un jour quelqu'un m'a dit "être fan ne s'explique pas, ça se vit", j'ai aussi des clignotants qui s'allument quand je vois qu'o, dépasse certaines limites.
Ainsi, au fil du temps j'ai aussi appris à ne pas toujours être d'accord avec eux, ce que je crois trop de marques négligent: un fan n'a pas tous les droits, et la discussion doit toujours se faire dans le respect.
Apprendre à ne pas être d'accord, dire "non, vous vous trompez" est une chose moins évidente à dire en public qu'il n'y paraît. De la même façon, on m'a parfois démontré que j'avais tort, ou que nous n'écoutions pas assez, c'est une sérieuse remise en question pour tous ceux qui pensent qu'un business moderne ne se gère que derrière un tableur excel.
En réalité, les fans et l'histoire d'une marque ou d'une organisation sont ses deux plus grandes forces, celles sur lesquelles on peut bâtir. Mais pour cela, il faut être authentique, écouter, respecter, être proche. C'est un potentiel que trop de marques négligent, soit par manque de temps, soit par manque de moyens, soit aussi par manque de courage, parce qu'échanger c'est toujours se mettre un peu en danger.
Il me semble évident aujourd'hui qu'il vaut mieux deux personnes qui engagent avec les fans et la communauté que deux postes de commerciaux. Et cela ne va faire que s'accroître. Le JV a de moins en moins besoin d'équipes commerciales pour vendre ses produits, et de plus en plus besoin d'engager (et de monétiser ses communautés). C'est un autre métier.
Réussir le lien avec les fans, c'est pouvoir les mobiliser, récolter des avis, être à l'écoute, comprendre le consommateur sans passer par les études, le "sentir", c'est aussi se donner la possibilité de créer l'impensable...
Je ne vais pas citer tout le monde ici, mais je vais citer Hichem parce que c'est finalement de lui qu'est parti #TousGamers et d'une discussion entre lui et moi sur twitter. Entre quelqu'un qui travaillait pour la marque, moi, et quelqu'un qui s'investissait pour elle, lui.
Et quelle réussite!
Après, il ne faut pas tomber dans la démagogie. Certains fans sont bien lourds et pensent que la marque ou l'organisation leur appartient, ce qui n'est pas le cas non plus. Comme pour moi,
elle existait avant eux, elle existera après eux. Il est plus complexe d'interagir avec cette catégorie de fans, elle pense souvent détenir la solution, la vérité, alors que la vérité, nous le savons tous, est ailleurs.
Enfin, il y a les fans qui se rassemblent autour de prochains communs, qui vont du voyage à l PGW au site de fans. C'est toujours très intéressant de voir ces initiatives se constituer et ces structures, ces sites, ces associations de fans sont des interlocuteurs privilégiés.
Pour conclure, les fans et l'histoire sont les fondations d'une marque ou d'une organisation, je suis effrayé quand je vois des marques gérer la relation avec les fans de façon uni-directionnelle, sans jamais construire de relations avec les fans, ou même l'oublier. Parce que si les fans sont exigeants, ce sont aussi les plus grands ambassadeurs de la marque, et ils peuvent lui apporter énormément. Les fans ne sont pas que des consommateurs, ils sont beaucoup plus que cela.
Votre "fanbase", c'est ce qui rend votre marque ou votre organisation vivantes et travailler ce n'est pas seulement gagner de l'argent, c'est aussi s'enrichir humainement. Et toutes ces rencontres - vous vous reconnaîtrez en lisant ces lignes -, m'ont appris plus que le Gap Analysis
Hugues
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