Garm a écrit:Dans beaucoup d'écoles y'a même des profs qui s'occupent spécialement des élèves en difficulté. Genre si t'es complètement à la rue en maths on va te sortir pour quelques temps des cours de maths avec la classe et te donner des cours en petit groupe à la place le temps que tu rattrapes ton retard.
Le plus cocasse c'est que ce système existe en France du fait du Réseau d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficultés (RASED). Tous mes proches enseignants du primaire louent le travail du RASED qui les soulage (le travail différencié a ses limites) et qui profite à tous, bons élèves (qui peuvent avancer) comme ceux en difficultés.
Mais ça a un coût. Et au lieu de le généraliser (comme en Finlande?), on a coupé allègrement dans les effectifs, la palme revenant au gouvernement Sarko.
Aujourd'hui, c'est la super galère d'obtenir le renfort de ce réseau qui pourrait être pourtant une bonne solution pour lutter contre l'échec scolaire. Et par conséquent, c'est aussi une manière efficace de lutter contre la délinquance dans la mesure où l'échec scolaire est un des éléments du parcours déviant.
C'est difficile aujourd'hui de faire entendre ça dans la question de la lutte contre l'insécurité parce que ça demande un investissement à long terme et de croire au système éducatif public. Or, l'insécurité est souvent affaire d'émotion et c'est très porteur du point de vue électoral. Deux ingrédients qui n'aident pas appréhender la profondeur d'un problème de société dont les causes sont complexes et multiples.
Tout ça pour dire que je rejoins ceux qui ont exprimé des doutes sur les objectifs poursuivis par l'EN: on veut quel modèle d'école et pour faire quoi?