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5 étoiles
Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step)
Le Français, tenant du titre, va-t-il réussir à aligner les victoires en haut du mur de Huy comme Alejandro Valverde les années précédentes ? Il en a les capacités sur une épreuve qui est une véritable course de côtes et laisse moins de place au hasard que d'autres classiques. Même s'il reste sur deux semi-déceptions sur la Flèche Brabançonne (2e) et l'Amstel Gold Race (4e) et qu'il semble avoir fait de Liège-Bastogne-Liège son objectif n°1, il demeure le grand favori.
4 étoiles
Dan Martin (UAE Team Emirates)
L'outsider n°1 en attendant d'en savoir un peu plus sur le niveau réel d'Alejandro Valverde. Souvent placé (deux fois 2e, une fois 3e), jamais gagnant à Huy. Il avait raté l'an dernier sa campagne ardennaise (61e de la Flèche). Cette année, il a fait l'impasse cette fois sur l'Amstel, soit onze jours sans courir depuis sa 2e place sur le Tour du Pays basque. Il dispose d'une forte équipe pour le placer (Henao, Pogacar, Costa, Ulissi).
Alejandro Valverde (Movistar)
Quatre étoiles sur la foi de son pedigree avec le record de victoires (5). Moins souverain depuis le début de saison, le champion du monde reste sur une contre-performance sur l'Amstel, où il a lâché dès que Dries Devenyns a accéléré pour Alaphilippe. À multiplier les terrains de jeu (7e de Milan-San Remo, 8e du Tour des Flandres), il ne s'aide pas forcément à 39 ans (il les aura jeudi).
3 étoiles
Michal Kwiatkowski (Sky)
Le Polonais a couru un peu dans le désordre lors de l'Amstel, ce qui explique qu'il ait fini hors du Top 10. Mais sa performance a pu le rassurer sur sa condition dix jours après être tombé au Pays basque (dans la même chute qu'Alaphilippe). Ce n'est pas un puncheur pur comme Valverde et son seul podium à Huy remonte à 2014 (3e), mais sa malice compense sur de nombreux terrains.
Maximilian Schachmann (Bora-Hansgrohe)
L'Allemand, 25 ans, est la grosse cote de la Flèche, statut hérité de ses trois victoires d'étape au Pays basque. Sa 5e place lors de l'Amstel confirme sa bonne forme. L'an dernier, alors qu'il courait chez Quick-Step, il a accroché le Top 10 (8e) après avoir été échappé et fait la course en tête dans la première moitié du mur. Son poids, annoncé à 70 kilos en début de saison, peut être un frein.
Adam Yates (Mitchelton-Scott)
Le Britannique n'a pas de référence sur la Flèche Wallonne mais de par son format et ses qualités, il devrait être un candidat naturel à un podium. Il s'est montré à son avantage sur le Tour du Pays basque avec un succès le dernier jour à Eibar. Il sera leader de son équipe sur cette épreuve, une place laissée libre par Roman Kreuziger (désormais chez Dimension Data).
2 étoiles
Michael Matthews (Sunweb)
Rapide, malin et polyvalent, l'Australien manque seulement d'un peu de punch pour s'imposer en haut du mur. Sa cinquième place l'an dernier, son meilleur classement, a été obtenue en usant de sa pointe de vitesse sans s'être montré dans la montée. Tombé dès le début de Paris-Nice, il ne compte que treize jours de course en 2019.
Roman Kreuziger (Dimension Data)
Alors qu'elle alignait les trois premiers de 2018, Dimension Data n'a mis aucun coureur dans le Top 15 de l'Amstel Gold Race. Kreuziger est le client désigné pour relancer la machine sur la Flèche Wallonne, où le Tchèque s'était accroché dans le sillage du trio Alaphilippe-Valverde-Vanendert l'an dernier pour finir quatrième.
Bauke Mollema (Trek-Segafredo)
Le Néerlandais est toujours à surveiller sur cette épreuve où il a de l'expérience à revendre (9e participation, quatre Top 10 depuis 2012, 6e l'an dernier). Mollema a fait partie du groupe de douze coureurs arrivé en tête sur l'Amstel. Manque de punch pour être un candidat à la victoire en cas de duel classique dans le final, à la jambe.
1 étoile
Tim Wellens (Lotto Soudal)
Quatre jours après avoir fini 3e de la Flèche Brabançonne, le Limbourgeois a vécu une journée cauchemardesque sur l'Amstel Gold Race (abandon), qu'il n'a pas su expliquer. Il sera à la relance sur la Flèche, où il s'était classé 7e l'an dernier. À 34 ans, son coéquipier Jelle Vanendert, 3e en 2018, navigue sous le radar cette année.
David Gaudu (Groupama-FDJ)
Ses qualités physiques sont taillées pour qu'il s'illustre sur la Flèche Wallonne. Cela avait été le cas en 2017, où il avait fini 9e à sa première participation. Il s'était mis trop de pression l'an dernier (abandon) et doit une revanche. Auteur d'un début de saison intéressant, il pourra compter sur le soutien de Valentin Madouas et Rudy Molard.
Romain Bardet (AG2R La Mondiale)
Bien sûr, l'Auvergnat n'a pas le punch nécessaire pour jouer la gagne à Huy. Il se verrait plutôt trouver l'ouverture à Liège dimanche. Mais sa résistance (9e en 2018) fait qu'il faut le garder à l'oeil en cas d'arrivée baroque. Il s'est montré très satisfait de son état de forme à l'issue de l'Amstel Gold Race (9e).