Tahiice a écrit:gaby, il n'y a rien à confirmer, pas de "règles", chaque cas est différent, mais pour le quidam de base c'est très dur d'en faire deux alors quatre...
Effectivement, il n'y a pas de règle et cela dépend avant toute chose de ce qu'on entend par
courir un marathon. S'il s'agit, avec ou sans dossard, de courir d'une traite 42 km sans objectif de temps, un coureur expérimenté peut en courir un tous les week-ends. Le record est d'ailleurs de 365 en une année... Manque de chance, elle n'était pas bissextile.
Par
courir un marathon, on entend le plus souvent effectuer une préparation foncière, suivie d'une préparation spécifique (entre 8 et 12 semaines selon les plans), pour s'aligner sur un marathon officiel et y donner le meilleur de soi-même. En courir deux par ans permet de bien récupérer, d'une part, et aussi de varier ses phases d'entraînement en se fixant des objectifs intermédiaires qui participeront à l'amélioration des capacités du coureur en développant sa vitesse et son endurance maximales aérobies, notamment en se focalisant pendant un temps sur des épreuves plus courtes. Les meilleurs n'en courent pas plus de deux par ans pour cette raison (il faut aussi voir qu'ils gagnent leur vie sur les courses courtes qu'ils peuvent répéter à l'envi), et aussi parce qu'ils sont beaucoup plus capables que le commun des mortels de se rentrer dedans et mettent de se fait davantage de temps à récupérer.
Si on veut vraiment faire du marathon et qu'on s'emmerde sur les distances plus courtes, on peut en courir quatre ou cinq, mais il sera difficile de les préparer tous à fond - penser aussi à l'effet de lassitude, une préparation au marathon étant très fatigante. Il est par exemple possible de profiter d'une grosse préparation et d'un marathon raté pour retenter sa chance un mois plus tard. On peut aussi disputer deux marathons à fond plus deux ou trois sans souci du chrono, notamment s'il s'agit de marathons festifs (type Médoc) ou très vallonnés. Cela reste toutefois à réserver à des coureurs aguerris pour lesquels la distance est devenue une banalité.
"La société de surconsommation, fruit d'un capitalisme dérégulé, relève d'une logique compulsionnelle dénuée de réflexion, qui croit que le maximum est l'optimum et l'addiction, la plénitude." Cynthia Fleury