Fan_de_Coach Vahid a écrit:Ensuite, je peux te rétorquer qu'un micro-économiste qui critique la sociologie c'est priceless aussi ? Ah non c'est vrai, chez vous il y a des chiffres, c'est tout sérieux, c'est des genres de lettres compliquées que je ne comprends pas et qui font vachement sérieux. Le monde est quantifiable, tout l'univers entier bien sur, même la psycho des marchés ? Ah les chiffres... Des genres de lettres qui ont été instaurées en théories mathématiques appliquées à la finance, qui se sont lamentablement plantées...
Alors que certains canonisaient Nicole El Karoui ou Greenspan, on se rend compte aujourd'hui de toute la fumisterie des modèles, avec les répercussions que cela implique aujourd'hui...
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Et pour la micro économie, si j'en parle, c'est que j'en ai fait...
Pas touche à ma prof.
Si je puis me permettre, ta position est légèrement caricaturale... Comme toute modélisation (physique, chimie...), les maths financières ne sont pas parfaites et n'ont pas vocation à l'être. Mais elles ont quand même permis de bonnes avancées en finance.
Les maths financières (enfin, ce que j'en ai vu jusqu'à maintenant...) s'appliquent surtout à la couverture de produits dérivés. Comment vendre un produit dérivé à un client (option d'achat ou de vente sur des taux, actions...) sans risquer de perte. Ces produits dérivés ne sont pas là juste pour "spéculer", ils permettent à un industriel de s'assurer contre une hausse imprévue d'un taux de change (par exemple) : en diminuant le risque financier, on favorise l'entrepreneuriat. Evidemment, la banque prend tout de même une petite marge sur cette opération mais il ne s'agit pas de viser un gain mirobolant.
Quant à ce qui est de la titrisation, c'est un mécanisme qui permet de répartir le risque en plusieurs morceaux et ainsi de jouer sur l'adage "on ne met pas tous ses oeufs dans le même panier". Là aussi, il ne faut pas tout jeter : on a clairement assisté à des excès mais, si elle est bien réalisée, la titrisation est utile.
A mon avis, même si je suis loin d'être un expert de la question, les principaux responsables sont plutôt :
- Greenspan et ses taux à 1%
- Les courtiers immobiliers US qui ont prêté à "n'importe qui"
- Les banques qui n'ont pas assez joué la transparence dans leurs titres
- Les agences de notation qui n'ont pas vu le risque des produits subprimes
- Les "managers" de la finance qui poussent à viser des gains trop élevés et donc à faire n'importe quoi
Si on réussit à avoir des comportements plus responsables dans les banques (et en finir avec le style "casino"), quitte à faire moins de profits, les outils mathématiques auront encore largement leur place. Ou alors on retourne à une finance "basique" mais je pense que l'économie y perdra...