La coopérative de Mondragón, une idée d’avenir ? Documentaire de Wiltrud Kremer (Allemagne, 2005, 30mn)
Portrait de la plus grande entreprise du pays basque espagnol, qui a su concilier équité sociale et profits.
Si la coopérative de Mondragón, fondée il y cinquante ans par un prêtre jésuite, est célèbre, c’est qu’elle a réussi à combiner une politique sociale généreuse et des affaires prospères. Avec plus de trente-cinq mille salariés travaillant dans différentes coopératives sous l’égide d’une direction commune, elle est aujourd’hui la plus grande entreprise du pays basque espagnol. Elle possède sa banque ainsi qu’une chaîne de supermarchés. Si elle a démarré en fabriquant du petit électroménager (comme Moulinex), elle dispose maintenant d’une palette très diversifiée, de la machine à espressos aux chaudières en passant par les robots industriels. Le groupe a su s’adapter à la mondialisation sans jamais licencier personne ni sacrifier ses principes d’équité sociale. Il vient de signer des accords de prise de participation avec des entreprises chinoises.
Le film met face à face deux protagonistes : Javier Uriarte, ouvrier qualifié qui s’est formé sur le terrain, au fil des ans, et Joseba Herrasti, fils de l’un des fondateurs, qui, après des études supérieures, a choisi de travailler pour Mondragón plutôt que pour une entreprise classique. Wiltrud Kremer parle de Mondragón et des hommes qui font cette entreprise atypique, mais aussi de la culture et de l’identité du pays basque.
Mondragon en résultats (en reprenant les éléments notés par Absara)
- Dix milliards d’euros de chiffres d’affaires (données 2004).
- 40% des bénéfices de l’entreprise vont aux salariés, 10% à des oeuvres de charité ou de formation, 50% restants pour les provisions, réserves et investissements lourds de l’entreprise.
- Pas de grèves depuis la date de création - soit il y a cinquante ans.
- Recrutement continu dans un secteur réputé sinistré, + 10 000 salariés supplémentaires en moins de dix ans et une expansion à l’international.
- Le salaire du directeur général gagne uniquement jusqu’à huit fois que ce que touche un ouvrier en moyenne. Alors que dans les entreprises classiques cela peut aller jusqu’à 100 à 200 fois la différence même si plus.
- Deux instances décisionnelles, à savoir l’équipe dirigeante d’un côte et le conseil des ouvriers de l’autre.
- Une université technologique forte de plus de 4000 étudiants qui sert aussi de pôle de R&D et de vivier de compétences pointues.
Notion à creuser ..... (si nos amis ibériques en savent plus)
On sait déjà que le communisme ça ne marche pas.
Que le libéralisme fondé sur la notion de capital ne profite qu'à quelques uns au détriment du plus grand nombre et de l'environnement.
Je crois que l'avenir n'est pas loin d'être là : Un libéralisme débarrassé de la notion de profits (pas d'actionnaires ni de spéculation dans une société coopérative)