gaby a écrit: Pour ce qui est de l'histoire et de Gaby et ses potes, je ne pense pas que nous étions des cas isolés, donc c'est un problème à traiter. À part entière, que tu le veuilles ou non. Ce n'est pas en raisonnant à partir de la minorité que tu composais intéressée par l'empire Bizantin à 12 ans qu'on réduira les échecs scolaires.
Ensuite, pour répondre à ton
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très utile au débat, je te renvoie à mon explication de la page précédente.
Et pour finir, concernant les maths, j'ai dit "en premier lieu", c'est à dire que pour moi il faut le calcul mental comme support de base avant d'enseigner des théorèmes, des lois de probabilités où autre. De même que la parfaite maîtrise des statistiques de base et des probabilités simples. Pour moi c'est le minimum nécessaire et qui devrait être exigé avant d'approfondir dans les programmes.
Puisque l'école a pour but l'insertion dans la vie professionnelle, combien aujourd'hui au boulot sortent une calculette pour la moindre petite multiplication basique ?
Si au fond tu veux supprimer le collège unique, ouais, pourquoi pas, mais je trouve que tu as une vision trop utilitariste de l'école et de l'éducation.
Je trouve que son rôle devrait être, sans ordre particulier, 1. l'insertion dans la vie professionnelle 2 . donner une culture générale, apprendre à raisonner, former des citoyens à peu près viables 3. préparer aux études supérieures.
Sur le troisième point, il y a des besoins très importants sans doute dès le collège, et il faudrait peut-être y répondre dès niveau pour éviter des décrochages prématurés. Mais j'ai l'impression que tu veux balancer par la fenêtre également la deuxième mission, et je ne trouve pas ca raisonnable. C'est important de connaitre un minimum l'histoire de son pays (que ce soit celle de ses ancêtres ou pas, au fond peu importe), d'être capable de s'exprimer de manière intelligible, etc. J'utilise peut-être pas le théorème de Thalès tous les jours, mais Pythagore a même une utilité pratique, d'où ma réaction. Et au-delà, pour Thalès et d'autres théorèmes basiques, ce n'est effectivement pas la formule l'essentiel, mais la compréhension de sa démonstration, la capacité à l'utiliser à bon escient, etc. J'ai vraiment pas les mêmes souvenirs que toi par rapport à son apprentissage, peut-être que t'as pas eu de chance et que t'es tombé sur un tromblon.Mais je trouve ca important d'avoir une mixité sociale importante le plus longtemps possibles. J'en aurais certainement moins bavé en première année de prépa si j'avais été dans un lycée (voire un collège) avec davantage d'élèves un minimum intéressés par l'école, mais c'est pas franchement sain de mettre les gens dans des silos trop tôt...
Sinon, comme évoqué précédemment, y'a certains élements de l'enseignement finlandais qui pourraient être appliqués en France de manière bénéfique, comme l'introduction de matières plus pratiques (en Finlande on a une matière au collège qui mêle cuisine, bricolage, tâches ménagères etc) ou le fait d'abandonner partiellement les notes. Ca a peut-être changé entre temps, mais quand j'étais en fin de primaire - début de collège, il me semble qu'on avait seulement une note sur le bulletin trimestriel, qui correspondait d'avantage au travail et à l'investissement qu'au niveau de chacun. Je pense que ca va partiellement dans le sens de gaby d'ailleurs.